Des normes toujours plus strictes pour le diagnostic immobilier
L’année 2025 apporte son lot de changements majeurs dans le domaine du diagnostic immobilier. Face à une réglementation de plus en plus rigoureuse, tant les propriétaires que les professionnels du secteur doivent s’adapter et se préparer à répondre à de nouvelles obligations. Dès à présent, il est crucial de comprendre les nouveautés pour mieux anticiper les contrôles et sécuriser vos transactions.
DPE : quelles échéances pour vos diagnostics ?
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) devient l’outil central dans les démarches de vente ou de location. Si sa durée de validité reste fixée à dix ans, en 2025, tous les DPE précédemment réalisés selon d’anciennes méthodes ne sont désormais plus valables : ceux établis avant juillet 2021 et jusqu'au 30 juin 2021 inclus doivent impérativement être mis à jour pour garantir leur conformité. Cette évolution est essentielle pour toute transaction : impossible de vendre ou louer sans document actualisé selon les règles en vigueur.
Une extension du DPE : le cas des meublés de tourisme
Un changement marquant concerne aussi les logements meublés saisonniers. Depuis peu, une nouvelle exigence impose la présentation d’un DPE lors de toute demande d'autorisation préalable pour la location de ce type de bien, à la demande de la mairie. Pour être éligible à la location touristique, le logement doit répondre à des critères énergétiques qui évolueront dans les prochaines années :
- Jusqu'au 1er janvier 2034, seules les classes allant de A à E sont autorisées pour la location.
- À partir du 1er janvier 2034, la barre est encore rehaussée aux seuls logements classés A à D.
Ces dispositions vont inciter de nombreux propriétaires à engager rapidement des travaux d'amélioration énergétique pour conserver l'accès au marché locatif saisonnier.
A l’ordre du jour : audit énergétique obligatoire pour les monopropriétés
L’obligation d’effectuer un audit énergétique ne concerne plus uniquement les biens très énergivores : en 2025, la mesure touche désormais aussi toutes les maisons individuelles et immeubles détenus en totalité par un même propriétaire qui affichent un classement E au DPE. Déjà imposé aux classes F et G, cet audit vise à accompagner les propriétaires vers des choix de rénovation plus efficaces et ciblés. Ce rapport, valable cinq ans, devient l’allié incontournable d’un projet immobilier responsable.
Le DPE collectif étendu et le PPPT généralisé : vers une meilleure gestion des copropriétés
En ce qui concerne les immeubles en copropriété, la législation s’est encore renforcée. Après les grandes résidences de plus de 200 lots assujetties au DPE collectif, c’est désormais au tour des copropriétés de 50 à 200 lots, sans distinction d’usage, de s’y plier. Cette démarche permet de disposer d’une vision globale et actualisée des performances énergétiques d’un bâtiment.
Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) se généralise également. En 2025, les copropriétés résidentielles de plus de 15 ans, quelle que soit leur taille, doivent s’engager dans ce dispositif. En particulier, les ensembles de moins de 51 lots rejoignent la liste des concernés, après les structures intermédiaires et les grands ensembles déjà soumises. Ces obligations facilitent l’anticipation des travaux et encouragent une rénovation progressive et maîtrisée, aussi bien sur le plan énergétique que structurel.
Nouveaux risques pris en compte : focus sur le débroussaillement obligatoire
Un autre tournant de l’année : l’intégration de l’Obligation Légale de Débroussaillement (OLD) dans le formulaire d’État des Risques et Pollutions (ERP). Cette nouvelle exigence vise à prévenir les feux de forêts dans les zones exposées, en imposant des obligations concrètes aux propriétaires de terrains. Ainsi, la sécurité des biens et des personnes est renforcée, tout en assurant une valorisation des territoires concernés.
L’impact pour les professionnels et les propriétaires
En 2025, l’évolution rapide du cadre légal impose aux acteurs immobiliers une vigilance de tous les instants. Rester informé des règlementations à jour, multiplier les compétences techniques et garantir à chaque instant la conformité des dossiers sont devenus des impératifs absolus. Dans un contexte où la rapidité du processus de vente ou de location se joue souvent sur la validité des diagnostics, l’expertise professionnelle fait plus que jamais la différence.
Pour conclure : une profession en pleine mutation
L’année 2025 restera décisive pour toute une filière : multiplication des obligations, contrôles renforcés et valorisation de l’expertise. Face à des règles qui ne cessent de s’affiner, seul un investissement constant dans l’information et la formation permettra d’aborder ces évolutions en toute sérénité, pour mieux anticiper encore les changements de demain.